Talpiot Community for its children

Œuvrant sur tous les fronts pour favoriser la réinsertion de la jeunesse à risque, le FSJU soutient le village d’enfants de Hadera de l’association « Talpiot Community for its  children ». Coup de projecteur sur cette communauté pas comme les autres…

Ils arrivent de toute la région sud, ils ont 5 ans, 12 ou 15 ans, seuls ou en fratrie. Leur jeune vie est déjà chargée de secrets, de déchirements et de problèmes que la plupart des autres enfants de leur âge ne connaissent pas.

Envoyés par les services sociaux, placés par les tribunaux, mais toujours  en accord avec leurs parents qui n’arrivent pas à les élever, abusent d’eux, les violentent ou les délaissent, ces gamins vont réapprendre à vivre la vie qui leur revient.

Créé en 1952 à Jérusalem, le premier village d’enfants Talpiot ouvre ses portes pour accueillir et aider les enfants nés pendant la Shoah et arrivés en masse en Israël.

L’expertise aidant, Talpiot ouvre des villages partout en Israël et contribue depuis lors à redresser le parcours de jeunes promis à un avenir des plus précaires.

A Hadera, chaque année, ce sont 200 enfants âgés de 5 à 18 ans qui bénéficient de formations et thérapies adaptées, de soutien social et scolaire ainsi que d’activités extrascolaires.

« Deux types de structures encadrent les enfants selon la situation » explique Laurence Pons, responsable de la branche fundraising Europe depuis 9 ans.

« Certains enfants sont pris en charge dès la sortie de l’école. On leur fournit un repas chaud, un cours de soutien scolaire, une activité extrascolaire (musique, Art-thérapie, sport etc…) et un dernier repas du soir, puis ils sont reconduits chez eux car les services sociaux ont jugé que le foyer familial d’origine était apte à les recevoir. Les autres enfants vivent chez des familles d’accueil professionnelles installées dans le village. Ces enfants issus de cellules familiales toxiques peuvent ainsi s’épanouir dans des structures leur permettant de découvrir une vie familiale équilibrée et saine ». Une véritable expertise développée par Talpiot qui a d’ailleurs valu à l’association différents prix. Selon Itsik Gershom, directeur adjoint de Talpiot, « l’objectif global du village est avant tout de permettre aux enfants de regagner leurs foyers d’origine dans des conditions normales. Pour cela un dispositif d’accompagnement thérapeutique, social et psychologique est mis au service de la famille. Les parents ne naissent pas avec un mode d’emploi, certains y arrivent d’autres doivent être aidés. C’est ce que nous faisons en privilégiant le lien entre parents et enfants. Grâce aux nombreuses équipes sur place et à l’attention sur mesure apporté à chaque famille, ce lien est renforcé et parfois réparé… »

Si Talpiot, véritable projet d’utilité publique, est évidemment soutenu par le ministère israélien des affaires sociales, il n’en demeure pas moins que les fonds sont insuffisants. L’essentiel des subventions sont consacrés à la nourriture, aux équipes qui encadrent les enfants et aux thérapeutes.  Les bâtiments eux, peuvent attendre… C’est ainsi que les structures sont devenues, au fil du temps, particulièrement obsolètes sans parler du mobilier…

« Les lits sur lesquels les enfants dorment sont des blocs de bétons recouverts de matelas fins. A l’époque cela se faisait, aujourd’hui même dans les prisons on ne voit plus cela ! » s’indique Itsik Gershom.

Une situation qui n’a pas laissé le Fond Social indifférent. « Nous avons décidé de financer le renouvellement du mobilier dans le village d’enfants de Talpiot » explique Myriam Fédida, directrice du FSJU Israel. Quand un enfant évolue et grandit dans un environnement cassé, abimé et vieillot, on ne peut pas lui demander de prendre soin de sa chambre, de lui ou des autres. Pour un gosse retiré de sa famille, une jolie chambre c’est un peu de chaleur et d’espoir qui lui est indirectement insufflé. Il peut se projeter dans un monde meilleur et c’est exactement notre mission : combattre l’exclusion et redonner espoir à ceux que la vie a laissé de côté ».

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